Maroc : Sauvés de justesse, une quarantaine de jeunes Marocains repêchés au large par un bateau de pêche industrielle

Maroc : Sauvés de justesse, une quarantaine de jeunes Marocains repêchés au large par un bateau de pêche industrielle

40 candidats à la migration irrégulière ont échappé à une mort certaine grâce à l’intervention d’un bateau de pêche industrielle.

« L’incident remonte à jeudi dernier lorsque le bateau de pêche industrielle « Ilissa », propriété de l’entreprise « Wafa Samak », a croisé un zodiac pneumatique immobile en haute mer, précisément dans la zone nord atlantique. Le zodiac s’est immobilisé après que ses occupants ont découvert qu’il perdait de l’air en grandes quantités à cause de la surcharge. Selon le PDG de la société propriétaire dudit bateau, « le zodiac en question transportait 40 candidats avec seulement deux moteurs »,  indique Hamid Halim, consultant en média maritime. Et d’ajouter : « Alors que tous les professionnels du secteur savent que les zodiacs ne sont pas conçus pour le transport d’un nombre important de personnes ».

Les occupants dudit zodiac étaient des Marocains, âgés entre 17 et 20 ans qui ont quitté Casablanca en direction de l’Espagne. « Il est fort probable que ces candidats à la migration irrégulière aient profité du contexte des élections pour échapper aux contrôles. Selon nos sources, ces jeunes rescapés ont été remis aux autorités portuaires de la ville de Tanger ».

Concernant l’opération de sauvetage par un bateau de pêche privé, Hamid Halim nous a indiqué que ces opérations sont monnaie courante notamment dans les eaux atlantiques où un grand nombre d’accidents est enregistré. « Les interventions des professionnels privés sont récurrentes et souvent ces derniers remettent les personnes sauvées aux autorités compétentes (ministère de la Pêche maritime, Gendarmerie Royale, Marine Royale et Forces Armées Royales). Il faut également rappeler que ces professionnels sont obligés par la force du droit maritime international d’intervenir », nous a-t-il précisé. En effet, et selon les dispositions du droit maritime international, le capitaine d’un navire est tenu de prêter assistance à toute personne se trouvant en détresse en mer, quelle que soit sa nationalité, son statut ou les circonstances dans lesquelles elle a été trouvée. Il s’agit là d’une tradition maritime de longue date et d’une obligation consacrée par le droit international.

La rédaction

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